
Madoff !
Le voilà, le nouveau loup garou de l’Amazonie financière, le drnier - repéré - qui a fait croire - et peut être cru ? – qu’on pouvait imaginer un monde où tout croitrait tous les jours, des origines à la fin des temps, tranquillement et sans à-coups ; est-il plus coupable que ceux qui ont vendu et revendu, emballés dans un paquet cadeau, il y a quelques années des crédits dont ils savaient qu’ils étaient insolvables ; ou ceux qui, il y a encore plus longtemps ont inventé l’Ebitda, le bénéfice nettoyé de tout ce qui pouvait amputer le bénéfice … Enron et autres Vivendi.
Des milliers de milliers de dollars en guise de patate chaude ou de mistigri.
Le « capitalisme » est-il en cause ? Pas plus qu’un autre système. Des décades de croissance n’exonèrent pas du sens commun inspiré par la morale élémentaire.
« Ce Madoff, vous en pensez quoi ?
« Bizarre, mais il a de belles références …
« On ne peut garantir de tels résultats indéfiniment !
« Sans doute, mais on ne sait jamais …
« Bon, on essaye. Mettez m’en pour 300 millions.
« Il en reste un peu.
« D’accord, 500 … On verra bien …
Ainsi tournait le monde.
Qui a dit :
"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise"
Thomas Jefferson, en 1802
