lundi 11 juillet 2011
Pourquoi voter ?
Le peloton des candidats à la prochaine élection présidentielle sillonne, comme le Tour, les routes de France, et comme lui, offre son lot de luttes héroïques, de tactiques hasardeuses et d’accidents tragiques. Pour l’instant, quelques distancés, pas d’échappés.
L’abstention a brillé lors des élections cantonales, en mars dernier. Les sénatoriales ne passionnent personne et le moins qu’on puisse dire est que les premiers chapitres de la campagne présidentielle, de scandales en coups bas n’incitent personne à aller jusqu’au bout du livre : qui peut encore s’intéresse à la politique, ou plutôt à la Politique, avec un grand « P » ?
Les medias peut-être, en mal de croissance. Les sondeurs sans doute, partis pour une année de pleine suractivité. Les experts et les analystes, les politologues et les « sachants », aux oracles plus que jamais consultés. Alors que de constats désabusés en incantations, on en appelle à la réforme d’états devenus impuissants conduits par des chefs décrédibilisés. Quand les G8, G20, GXXX de la planète accouchent de souris, de Bruxelles à la bourse de Hong Kong, en passant par Washington, quelle réalité cache le pouvoir du Président de la République française ? N’est-il pas trop tard pour réconcilier les citoyens et les dirigeants ?
Une certaine idée de la démocratie est en cause. Satisfaire le plus grand nombre en respectant l’ensemble de la société tient-il de la gageure ? Quand les modèles de la démocratie représentative se télescopent avec les formes numériques contemporaines de la démocratie participative. Quand des "indignados" ne rêvent plus de se faire entendre ou quand dans d’autres parties du monde des « anonymous » se battent contre les dérives dynastiques. Les préférences collectives animent-elles encore quiconque ? Qui débat encore d’un projet, d’un cap, quand l’impatience des hommes et les rythmes électoraux annulent le temps de l’histoire et les espoirs de l’humanité.
Alors, pourquoi voter ? Quand les choix qu’on nous offre ne peuvent soulever de quelconque espoir.
Quels nouveaux visages de la Démocratie pourraient donner envie aux citoyens de reprendre le chemin des urnes ?
Ces questions seront posées lors du colloque de Tendance institut, le 10 septembre prochain, au Lonzac, en Corrèze. Je vous invite à rejoindre l’espace « Pourquoivoter.org » pour débattre, et peut être retrouver le goût de la citoyenneté.
dimanche 24 octobre 2010
http//Sarko.manif.fr

Sur le boulevard Saint Germain, d’incessants cortèges de CRS empinponnés, encouragés du sifflet par leurs collègues de la circulation, brûlent les feux sous l’œil amusé, et désabusé, des élégantes endimanchées attablées aux terrasses combles et ensoleillées du Flore et des deux Magots.
Quel bel automne !
Aucune émeute devant la station service du carrefour Bac-Raspail … Les cuves y sont pleines. La rue de Varenne, en principe toujours fluide pour ne jamais retarder un ministre en vadrouille, est fermée.
On y craint sans doute le jeune incontrôlable.
Les télés sont ailleurs qui stockent les images de la révolte.
Les sénateurs votent la réforme des retraites.
L’affaire Bettencourt suit son cours.
Les syndicats qu’on n’avait pas vus aussi unis depuis belle lurette se retournent naturellement vers les lieux et les cibles critiques qui font trembler les familles, la société et le pouvoir : les dépôts de carburant et les lycées.
Les piquets de grève et les manifs foisonnent, mais défile-t-on vraiment encore pour ce qu’il y a d’écrit sur les banderoles ? La société n’en peu plus. L’avenir proche inquiète lycéens et étudiants.
Etrange pays où il faut en découdre pour exorciser l’inévitable.
Il semble qu’en Angleterre le plan d’extrême rigueur, assez partagé, ait emporté l’adhésion raisonnable d’un peuple fataliste solidaire de sa reine, elle aussi résignée.
Les éditos gourmands et les multiples sondages le confirment : tout le monde sait qu’il faut une réforme, tout le monde comprend et soutient le « mouvement » et tout le monde veut que ça s’arrête au plus vite. L'énergie spectaculaire du Président ne freine guère sa chute - fatale ? - dans tous les baromètres.
Bien sur que la sortie d’une crise qui n’en finit pas de finir – et ça n’est pas fini - impose des mesures qui télescopent l’égoïsme rampant d’une société sans cap et sans illusion, sans projet alternatif et sans "grand timonier".
On serait même presque prêt à payer plus d’impôts !
Mais on renâcle à confier notre mise aux pales élites que l’époque nous propose.
Notre Président n’en finit pas de payer son coca au Fouquet’s. On ne se rapproche pas impunément du peuple en tutoyant un « pauvre con » anonyme au hasard d’une visite obligatoire, liturgique et télévisée.
Il ne suffit pas de fustiger le scandale, convoquer l’inacceptable, refuser d’être otage, invoquer la fermeté … autant de thèmes aux relents de campagne électorale, quand dans des temps aussi difficiles on peine a trouver, entre deux lapsus, dans les propos préfabriqués de nos éminences paralysées par l’échéance fantomatique d’un probable « remaniement », un quelconque soupçon de référence crédible au joli sentiment de solidarité.
Nos dirigeants ont un joli coup de pompe !
Il n’empêche, la mode de l’hiver risque de nous ragaillardir : il semble qu’on risque également une magnifique pénurie de tissu.
Chic !
vendredi 4 juillet 2008
Ingrid is free !
Il semble donc que ce soit confirmé : Ingrid Betancourt est libre. Belle, sur la passerelle de l’avion, comme on ne l’espérait pas.
Les journaux du matin publient des photos si différentes de celles qui nous avaient inquiétés il y a quelques mois.
C’est bien-sûr une formidable nouvelle, pour elle, pour ses enfants, pour sa famille.
L’héroïne nous est devenue familière ! Les images des chaînes de télévision du monde entier forgent en direct un récit mythologique contemporain et rassurent les peuples effrayés par le monde et la mondialisation sur la vulnérabilité des méchants. Enfin soulagés, nous pouvons croire dans la victoire des gentils.
Les Etats-Unis semblent revendiquer un rôle ;
Rien, dans cette histoire qui échappe au commun des dirigeants, ne les exonèrera de leurs devoirs.
Elle aura largement éclipsé le sauvetage de Raymond Domenech.
jeudi 3 juillet 2008
Velux et département
Imaginons un instant que vous vouliez installer un Velux pour éclairer les combles de cette charmante petite maison que vous a léguée votre vieille tante au fond de la campagne … D’une campagne française, n’importe quelle campagne …
Il faut déposer un permis de construire à la mairie de votre joli village ; le préfet peut s’en mêler ;
Le médiateur vous guidera dans le marais des instances de coordination, des agences de développement, et des autorités de régulation …
Une association de défense peut vous porter secours …
Le Maire prépare le prochain budget avec le guide des subventions publié par le Conseil Général, entre dix réunions, convoqué par les instances précitées.
Il rencontre les présidents … Et il y en a !
Les colonnes à 0,37% se multiplient sur l’avis de taxe foncière.
Faut-il supprimer les départements, déjà disparus de nos plaques minéralogiques ? Quel sera l’effet sur votre Velux ?
vendredi 27 juin 2008
France Télévision réalité
La nomination du président de France Télévision par le gouvernement trouble.
Tollé !
Nos dirigeants, les ministres et les commissaires souffrent décidément d’un grave manque de créativité !
Ne peut-on imaginer, à l’exemple des Starac ou autres productions de télé-réalité, un dispositif impliquant et en toute responsabilité le consommateur final, le téléspectateur : on organiserait en prime time une série d’émissions périodiques où des épreuves pertinentes seraient proposées pour départager les candidats déclarés au poste de Président de France Télévision. Le public, semaine après semaine, éliminerait en téléphonant (Pour Jean, faites le 1, Robert le 2, Patrick ….) les impétrants non satisfaisants.
Double bénéfice : le produit de la surtaxe comblerait le manque à gagner publicitaire, et le chiffre d’affaires réalisé par les opérateurs téléphoniques compenserait la taxe nouvelle qui les menace, leur évitant ainsi d’augmenter le coût des communications.
On éviterait de recycler les animateurs écartés.
Un jury, naturellement présidé par LE Président, animerait la session, et corrigerait les dérives plus que probables d’un public quand même incontrôlable.
On ne peut imaginer modèle plus pédagogique, plus impliquant, d’apparence plus démocratique, sans doute plus ludique et télévisuel, qui au fond ne bousculerait pas le résultat final !
La méthode pourrait être appliquée avec succès à de nombreuses autres nominations !
Proposez !
Qu’en pensez-vous ?
mardi 24 juin 2008
Erreur de communication !
Mon pompiste fait une erreur de communication quand il affiche le super à 1,50 euros, et mon maire quand il augmente les impôts locaux.
La voilà la nouvelle tarte à la crème ; la cacophonie bloque la réforme, et la chasse au couac est ouverte.
Carla Bruni fait un sans fautes, elle, dans le lancement de sa prochaine livraison.
Le monde et les choses sont-ils devenus si complexes qu’on ne puisse plus les dire ou les expliquer ? Sommes-nous si sots et fragiles qu’on ne puisse plus nous raconter les faits, petits et grands et envisager de nous parler vrai ?
La vie n’est pas une succession d’images virtuelles, numérisées sur fond subliminal ; le banquier de Cendrillon n’accorde pas de découvert et les mots ont un sens. En cas de confiance avérée, le droit à l’erreur est fécond, jamais celui à l’erreur de communication dans un climat de défiance.
mercredi 18 juin 2008
Le résultat résulte !
Et voilà !
La messe est dite.
On nous avait pourtant annoncé une équipe imbattable !
Une blessure – tout seul ! –, pleins de cartons de toutes les couleurs, un penalty … De l’agressivité, assurément, mais pas de chance !
J’ai suivi ce match au restaurant, avec des amis, au téléphone : on y était ! Heureusement !
Nous n’avons pas entendu les klaxons qui ont suivi la victoire de
A quoi servent donc deux conférences de presse quotidiennes aux accents mystérieux ?
Je me souviens, il y a longtemps, de Michel Hidalgo : « pour gagner, il faut prendre du plaisir, et faire du beau jeu ; pas regarder le tableau d’affichage ! »
C’est vrai, en principe, on travaille bien, le résultat suit, et la récompense arrive. Pas l’inverse !
Le résultat résulte !
jeudi 12 juin 2008
Qu'en pensez-vous ?
L’Irlande va-t-elle dire oui à l’Europe ? Elle lui doit tant, pour avoir trouvé son expansion dans les interstices des règlements communautaires.
Que vont devenir les syndicats, s’ils ne savent plus rassembler qu’une poignée d’irréductibles que les medias observent comme des anecdotes ?
Que va devenir PPDA, une marque qui avait fini par supplanter celle de son employeur ?
Que va devenir le susdit employeur TF1, sans sa marque phare ?
Que vont devenir les « 20 heures » ?
Que va devenir la ménagère de moins de 50 ans ?
Que va devenir Jean-Pierre Elkabbash ?
Que vont devenir les français, qui ne voient rien venir, l’œil rivé sur l’augmentation du prix du sans plomb 95 ? Qui ne risque pas de s’arrêter !
Les premiers jours de soleil suffiront-ils a gommer leur désespoir ? Il peut faire froid Dimanche. Une hirondelle ….
Que va devenir Ségolène, si elle se perd dans la difficile définition d’un bien collectif ?
Que va devenir Delanoë, s’il perd déjà son idée du libéralisme compatible dans les goinfreries prétendues des pétroliers mondiaux ?
Que va devenir Total, s’il est contraint, pour cause de communication gouvernementale, à libérer 1% de son résultat ? Et réfléchir, en conscience, aux moyens de continuer son activité hautement indispensable.
La cote du président, racontent les sondages, part à la hausse ! Pour cause de « représidentialisation » ? Chassez le naturel …
Cette embellie est elle emportée par l’estime qu’on porte à son épouse ? Le succès attendu de sa prochaine livraison, qu’on dit de qualité, suffira-t-il à sauver
Ou vient-elle de la manière dont il casse peut être les cloisons, iconoclaste dans un pays à ce point ankylosé, et commence à donner de l’air et de l’espace à nos imaginations verrouillées ?
Attention aux murs porteurs !
Que vont devenir les observateurs, les analystes, les gourous, les oracles ?
Ceux là même qui ne savent fatalement plus raconter un monde authentiquement indescriptible.
Tout dépend sans doute du prochain résultat des bleus dans l’Euro.
Qu’en pense Domenech ?
Ainsi va
Quoi qu’on veuille nous dire, il ne semble pas, au café, le matin, au Rochefort, au Lonzac, en Corrèze, au tabac en bas du bureau, à Paris ou à Rennes, chez mes voisins, chez nos amis, que tout soit si rose.
Durablement.
Qu’en pense l’opinion, la vraie, muette, au moins en apparence, mais, « comme dit l’autre », qui n’en pense pas moins …
Vous,
Qu’en pensez vous ?